Jeudi 17 juillet 2008
Livre blanc de la FFP : 10 propositions pour optimiser la réforme de la formation
jeudi 19 juin 2008, par Webmaster.

 

 

 

 
La Fédération de la formation professionnelle a présenté mardi 17 juin à la presse un Livre blanc présentant « 10 propositions concrètes pour optimiser la réforme ». Parmi lesquelles la création d’un compte épargne formation individualisé et d’un chèque formation.

 

 

Première proposition : créer un compte épargne formation individualisé.

 

 

 

La FFP propose de « concrétiser le droit universel à une formation différée par la création d’un compte épargne formation (CEF), attaché à chaque personne et géré par des organismes financiers indépendants types banques ou compagnies d’assurances ». Ce CEF permettrait à chacun « de s’inscrire dans un parcours professionnel sécurisé : grâce à lui, la formation peut jouer pleinement son rôle de « filet de sécurité », notamment lors des ruptures professionnelles, voire dans des situations plus difficiles ».

 

 

 

Ce CEF serait alimenté dès l’entrée dans la vie active par un nombre d’heures de formation puis par le DIF, les RTT, des congés payés non pris, un compte épargne temps… Il pourrait aussi l’être directement par le salarié lui-même. État et collectivités, enfin, pourraient abonder ce CEF en fonction des priorités de leurs politiques, en renforçant le nombre d’heures de formation, par exemple lorsque l’individu est sorti avec un bagage de formation initiale insuffisant pour être qualifié.

 

 

 

« Le Compte Épargne Formation constitue dès lors une véritable seconde chance de se former et de se qualifier, ajoute la FFP. Il est sans doute le moyen le plus simple de mettre en œuvre concrètement ce droit universel à la formation, qui aujourd’hui reste encore théorique. Il importe toutefois de préciser ici que le CEF, pour individuel qu’il soit, ne relève pas de la seule responsabilité du salarié. Il ne dessaisit nullement l’employeur de son obligation de formation, maintes fois réaffirmée par la jurisprudence. Parce qu’il est en partie abondé par le DIF, il garantit la co-responsabilité ».

 

 

 

Proposition numéro 2

 

 

 

Instaurer un chèque formation permettant de financer immédiatement une formation ou pouvant être porté au crédit du Compte Épargne Formation.

 

 

 

Sur le principe du Chèque emploi service universel (Cesu), la FFP propose de créer, avant que le CEF ne soit instauré, un chèque emploi formation. Ce chèque, qui ne pourrait être utilisé que pour la formation, serait :

  • attaché à chaque individu ;
  • transférable d’un statut à l’autre (jeunes sortant de formation initiale/salariés/demandeurs d’emploi), d’une entreprise à l’autre, d’une branche à l’autre ;
  • déclenché par chacun, quand il le souhaite mais aussi en concertation avec son employeur, dans le cadre du plan de formation ;
  • utilisable dans le cadre d’un parcours qualifiant, ou pour une action de formation courte ou une VAE, auprès de tout organisme de formation public ou privé, disposant d’un numéro de déclaration d’activité ;
  • constitué du nombre d’heures de DIF, des RTT, des congés payés non pris, ou encore d’un compte épargne temps, d’un éventuel abondement par l’État (pour les moins diplômés), les Conseils régionaux, les branches, les entreprises ;
  • géré par des organismes spécialement agréés et indépendants.

Proposition 3

 

 

 

Associer toute mesure en faveur de l’emploi, tout contrat aidé à une action de formation, si possible qualifiante, et/ou à un accompagnement.

 

 

 

Proposition 4

 

 

 

Créer des droits identiques pour les jeunes en alternance. « Pour à la fois pallier le chômage des jeunes et les défaillances de recrutement dans certains secteurs, augmenter rapidement la population au travail, mais aussi favoriser la professionnalisation des étudiants, la FFP propose de «  développer - notamment pour les études supérieures - un système qui a fait ses preuves : l’alternance ».

 

 

 

Proposition 5

 

 

 

Mettre en place une déduction fiscale pour inciter les personnes à se former et, pour les ménages non imposables, une « prime pour la formation ». Instaurer une TVA à taux réduit (5,5 %) pour les prestations de formation.

 

 

 

Proposition 6

 

 

 

Développer les processus de qualification, certification et labellisation des organismes de formation et améliorer leur lisibilité.

 

 

 

Proposition 7

 

 

 

Faire respecter le droit de la concurrence et l’égalité de traitement des opérateurs publics et privés et assurer la transparence des comptes des Opca, de leurs coûts de fonctionnement et des priorités et conditions de prise en charge.

 

 

 

Proposition 8

 

 

 

Décloisonner les dispositifs et promouvoir l’orientation et l’accompagnement tout au long de la vie.

 

 

 

Proposition 9

 

 

 

Faire des CCREFP (comité de coordination régional de l’emploi et de la formation professionnelle) l’instance pivot de la formation et de l’emploi dans la Région et permettre aux représentants de la FFP d’y siéger.

 

 

 

Proposition 10

 

 

 

Favoriser la création de cursus certifiants pour l’offre, permettant de développer la VAE.

 

 

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Jeudi 17 juillet 2008
La loi obligera les « entreprises brigands » à embaucher des seniors
jeudi 19 juin 2008, par Webmaster.

 

 

 

 

 

Le plan en faveur de l’emploi des seniors ne marchera pas si on ne contraint pas les entreprises récalcitrantes à y souscrire, a reconnu Laurent Wauquiez, secrétaire d’État chargé de l’Emploi qui s’exprimait mardi 17 juin devant les journalistes de l’Association des journalistes de l’information sociale (Ajis). Il estime que le terrain a été bien préparé par la réforme précédente de Gérard Larcher qui fonctionnait sur une incitation à la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) : « C’est la voie de l’avenir, mais ça ne marchera pas si on n’introduit pas de la contrainte. » Il a annoncé que le projet de loi de finances de la Sécurité sociale (PLFSS) de l’automne la prévoira pour les entreprises qui n’auraient pas conclu un accord en faveur de l’emploi des seniors.

 

 

 

Laurent Wauquiez « croit beaucoup aux dispositifs déclinés avec les entreprises territorialement » et va engager à la rentrée de septembre 2008 et toute l’année 2009 des partenariats avec elles, auditer leur gestion des ressources humaines et mettre en place un plan pour améliorer le traitement des seniors. « Cela va commencer avec les entreprises les plus avancées sur la gestion des seniors, comme Renault Trucks, Atoll ou Areva, pour montrer que l’on peut avancer, mais je souhaite aussi entraîner des PME dès le départ. »

 

 

 

Que doit comprendre l’accord pour exempter les entreprises de sanctions ? Un engagement de formation professionnelle ciblée pour les salariés âgés de 45 ans et plus ; une réflexion sur les postes à proposer dès 55 ans ; l’investissement dans l’appareil productif pour soulager la pénibilité ; la transmission de l’expérience (tutorat) et un engagement chiffré « qui sera mis dans la loi ». Chiffrer sans avoir recours à une approche de quotas, mais sur le nombre de postes occupés par des seniors et par le taux de seniors que l’on garde dans l’entreprise au-delà de 55 ans : « Nous voulons inciter à une progression », a-t-il ajouté.

 

 

 

Mais il a insisté : « Une entreprise qui n’embauchera pas de seniors sera une entreprise “brigand” », ce qui nuira à son image, et « à son porte-monnaie », car la sanction encourue sera l’augmentation des cotisations retraite. « Il y aura des accords modèles avec une clé de lecture rapide » pour les entreprises. Le groupe de travail qu’il préside, dont les travaux se terminent le 26 juin, en proposera une typologie. Leur validité ainsi que la réalité des plans devraient être contrôlées par les directions départementales du travail qui seront, a assuré le ministre, en capacité de le faire.

 

 

 

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Jeudi 17 juillet 2008
 83% des responsables formation conscients de l’importance des formations métiers en entreprise (sondage Cegos)
mardi 1er juillet 2008, par Webmaster.

 

 

 

 

 

« Les formations “métiers” en entreprise : des investissements conséquents pour une efficacité mal évaluée ». C’est le titre d’une étude de l’Observatoire Cegos auprès des responsables de formation. Les « RF » (responsables de formation) des grandes entreprises ont « bien pris conscience » de l’importance des formations « métiers » : 83% d’entre eux affirment non seulement avoir mis en place ce type de formations ces trois dernières années, mais ils comptent bien continuer pour les trois années à venir. C’est une tendance qui se vérifie dans les principaux pays européens. Ils y consacrent d’ailleurs un budget très conséquent et dépensent, en moyenne, la moitié de leur budget (54%) dans des formations de ce type. Dans les secteurs du commerce et du transport, ce chiffre s’élève même à 64% du budget.

 

 

 

« En formant les collaborateurs aux enjeux propres à leur entreprise, les RF cherchent avant tout à développer la performance de l’entreprise et accompagner sa stratégie (axe “très prioritaire” pour plus de 76% d’entre eux) », souligne la Cegos.

 

 

 

L’autre objectif important de ce type de formations est d’accélérer la prise de fonction des nouveaux embauchés ou collaborateurs déjà en place qui évoluent vers une nouvelle fonction. C’est donc logiquement que cette population est considérée comme la cible prioritaire à former pour 96% des RF, loin devant les managers déjà en poste (77%) et les non-cadres (71%).

 

 

 

Toujours dans cette optique de performance de l’entreprise, les RF « considèrent que le principal critère de réussite d’une formation est celui d’un contenu qui soit parfaitement opérationnel (à 96%) et à jour (à 92%) ». La richesse du dispositif pédagogique est également une priorité pour 92% d’entre eux. C’est sans doute pour répondre à ce critère que les RF n’hésitent pas à accompagner les traditionnelles sessions en présentiel par des approches pédagogiques opérationnelles (« on the job » et tutorat) et des formules plus innovantes (e-learning notamment).

 

 

 

Comme le souligne Laurent Reich, manager au sein du pôle ingénierie pédagogique — déploiement métiers du groupe Cegos —, « hormis l’évaluation à froid avec le manager, les autres systèmes d’évaluation ne sont que rarement, voire jamais mis en place. Comment calculer le retour sur investissement dans ces conditions ? Et, par conséquent, comment développer ces formations clés pour l’entreprise quand près d’un RF sur deux estime que le coût de ces projets l’en empêche ? L’enjeu principal pour les entreprises aujourd’hui est donc de former plus en dépensant mieux. La résolution de cette équation passe forcément par le développement et l’appropriation de nouveaux outils pédagogiques ».

 

 

 

A l’heure où 82% des RF disent faire appel à des organismes spécialisés, « on peut également penser que ces derniers ont un rôle primordial à jouer pour accompagner les entreprises dans cette démarche », conclut l’organisme de formation.

 

 

 

L’Observatoire Cegos publie sa première étude sur les formations « métiers » en entreprise, ces formations construites sur mesure autour d’un savoir-faire détenu par l’entreprise qu’il relève du produit, de la technique du métier, de l’intégration dans l’entreprise, de la fabrication, de l’exploitation, du process… Cette enquête a été réalisée en avril et mai 2008 auprès d’un échantillon de 160 responsables de formation en poste au sein d’entreprises françaises de plus de 1000 salariés. Les formations « métiers » concernent quasiment l’ensemble des grandes entreprises (91% d’entre elles déclarent avoir mis en place de tels dispositifs ces trois dernières années) et représentent la moitié des investissements en matière de formation.

 

 

 

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Jeudi 17 juillet 2008
 Le groupe multipartite propose une réforme de la formation professionnelle reposant sur huit axes
vendredi 11 juillet 2008, par Webmaster.

 

 

Source Centre-Inffo

 
Le groupe multipartite sur la réforme de la formation, présidé par Pierre Ferracci, devait remettre jeudi 10 juillet la synthèse de ses travaux à Christine Lagarde, ministre de l’Emploi. Et ce en prélude à une conférence de clôture autour de la ministre, du secrétaire d’Etat à l’Emploi Laurent Wauquiez, des représentants des Conseils régionaux et des organisations patronales et syndicales. Revue de détail du « rapport Ferracci ».

 

 

Dans son préambule, la synthèse du groupe multipartite précise qu’à côté de la double finalité de la formation — améliorer la performance des entreprises et la sécurisation des parcours — il ne faut pas “sous-estimer l’importance des objectifs de développement culturel, de promotion sociale et de lutte contre les inégalités et les discriminations” et que “l’identification des publics en difficulté pour lesquels l’action de formation professionnelle continue peut se révéler essentielle est un préalable”. Après avoir rappelé les attendus qui méritent consolidation et la réaffirmation d’orientations stratégiques (améliorer l’efficacité du système, le rendre plus équitable, le simplifier), le texte énumère les constats qui doivent également “orienter les évolutions attendues” et les trois grands principes qui doivent leur donner corps : des objectifs clairement définis, une exécution assise sur des structures efficaces et, en aval, une évaluation quantitative et qualitative rigoureuse.

 

 

 

Premier point abordé : la clarification des compétences entre acteurs. Pierre Ferracci réaffirme que la pertinence de l’échelon régional fait consensus. Il propose que le Comité de coordination régional de l’emploi et de la formation professionnelle (CCREFP) “devienne le lieu central de la concertation des différents acteurs de la formation professionnelle”. Mais sa composition fait débat. Il pourrait être essentiellement constitué des décideurs-financeurs, avec une représentation éventuelle des partenaires sociaux, par la Copire. Au nombre des autres hypothèses, celle d’annexer au PRDF une déclaration d’intention de chaque décideur-financeur, qui aurait valeur d’engagement sur ses orientations et sur leur traduction concrète. En tout état de cause, conclut Pierre Ferracci, il y a obligation de définir les périmètres des politiques de l’emploi et des politiques de formation, et d’outiller leur coordination. Sur l’utilité d’un “droit à la formation différée” pour les sortants précoces du système éducatif, un consensus est apparu, relève le président du groupe de travail.

 

 

 

Troisième point abordé : la sécurisation des parcours. La création d’un fonds régional ad hoc n’a pas été retenue. Plusieurs hypothèses : des “conférences” des décideurs-financeurs, qui détermineraient les projets susceptibles d’être financés ; un dispositif uniquement national associant État et partenaires sociaux, qui abonderait des politiques régionales, etc. Dans tous les cas, le dispositif doit mobiliser des fonds issus de plusieurs financeurs (éventuellement Opca, Fongecif, FUP) et il y aurait dissociation entre l’organe de définition des priorités et le dispositif.

 

 

 

Le diagnostic du congé individuel de formation (CIF) comme clé des changements de qualification fait l’unanimité, relève Pierre Ferracci, avec deux bémols : sa faible portée quantitative actuelle (45 000 CIF par an) et son coût unitaire élevé. Parmi les hypothèses d’évolution, la restructuration du réseau de collecte et de gestion, avec par exemple une collecte resserrée sur les 26 Fongecif, ou encore une collecte confiée à un organisme national.

 

 

 

Si le consensus du groupe s’est fait sur le maintien du financement de la professionnalisation (0,5 %) et du congé individuel de formation (0,2 %), il n’en a pas été de même sur celui du plan de formation, à l’exception de celui des entreprises de moins de 10 salariés (0,55 % de la masse salariale) qui serait conservé. Sur le 0,9 %, plusieurs hypothèses sont présentées, dont sa transformation en obligation conventionnelle, ou sa diminution progressive.

 

 

 

Les membres du groupe de travail ont convenu que le rôle des Opca devait s’orienter vers des activités de services aux entreprises, notamment aux PME et TPE. L’idée d’une réduction du nombre des Opca, en relevant le seuil de collecte, “semble trouver un écho favorable”, avance Pierre Ferracci. Autres hypothèses : professionnaliser et codifier l’achat et la prescription de formation par les Opca.

 

 

 

L’offre doit être améliorée qualitativement et “cette exigence passe, en premier lieu, par une meilleure construction de l’offre ; plus on cadre la commande, plus on améliore la formation”, estime le groupe de travail. Concernant l’offre publique, et notamment l’Afpa, des participants ont mis en évidence son rôle dans le maintien d’une diversité territoriale de l’offre de formation et sa place dans le service public de l’emploi, certains considérant “que l’Afpa doit avoir la possibilité de poursuivre ses missions dans le cadre de règles d’achat public adaptées”. Hypothèse de réforme : une régulation par le marché ou par le contrôle, l’évaluation et la labellisation.

 

 

 

Enfin, le président du groupe multipartite rappelle que la démarche de “performance” mise en œuvre à partir de la loi organique relative aux lois de finances (Lolf) nécessite que “des objectifs, des indicateurs, des cibles viennent accompagner désormais la construction budgétaire”. Parmi les possibilités : coopération entre les Observatoires régionaux emploi-formation (Oref) et de branche, avec coordination nationale du Céreq ; pilotage de la politique d’évaluation, avec coordination nationale du CNFPTLV ; création d’une autorité indépendante chargée de l’évaluation et de la régulation, etc.

 

 

 

Aux alentours du 20 juillet, Christine Lagarde fera parvenir aux membres du groupe multipartite une lettre de cadrage détaillant les principales options proposées à la négociation des partenaires sociaux. Laquelle s’ouvrira à la rentrée, en septembre. Le président de la République dévoilera ensuite les axes de la réforme à venir à la fin de l’année. Enfin, les choix présidentiels seront transcrits dans un projet de loi présenté au Parlement début 2009.

 

 

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Jeudi 17 juillet 2008
En 2009, la gestion de la formation pourrait représenter 42% des externalisations des fonctions RH
mardi 5 juin 2007, par Webmaster.

 

 

 

De plus en plus d’entreprises choisissent de faire appel à des prestataires extérieurs pour gérer la formation. La complexité et l’évolution du domaine expliquent, pour partie, ce phénomène.

Le cabinet d’études et de conseil Markess International vient de présenter les résultats d’une étude [1] consacrée aux pratiques des entreprises en matière d’externalisation de la fonction Ressources humaines (RH) : si la paie est la première fonction touchée, la gestion de la formation serait concernée pour 17% des entreprises ouvertes à l’externalisation en 2007 et le phénomène s’amplifierait pour atteindre 42% d’ici 2009. Selon Markess International, le portrait robot des entreprises externalisant la gestion de la formation est le suivant : une entreprise, de plus de 2000 salariés, appartenant à un groupe d’origine française, consacrant en moyenne 3,7% de sa masse salariale à la formation et œuvrant dans l’industrie ou dans des secteurs fortement concurrentiels.

 

 

La réforme et la GPEC impactent fortement la gestion de la formation

 

 

Selon cette étude, « le contexte législatif et réglementaire actuel a de fortes conséquences sur la gestion de la formation » ; ceci expliquant pour partie la montée en puissance de l’externalisation de cette fonction RH. Parmi les facteurs impactant la gestion de la formation, se trouvent, la réforme de la formation (31%) impliquant « une approche individualisée de la gestion de la formation afin de proposer une gestion de parcours personnalisée aux salariés, ce qui complexifie la gestion administrative de la formation », la loi de cohésion sociale et son volet Gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) (20%), puis les évolutions technologiques comprenant la gestion informatisée ou le e-learning (15%). « D’autres facteurs sont également à prendre en compte pour les entreprises : départs massifs en retraite qu’il va falloir remplacer pour tout ou partie, évolution des métiers, contrats de professionnalisation, compétitivité, maîtrise des budgets formation, etc. », estime-t-on chez Markess International.

 

 

Responsable de la formation : un métier en mutation

 

 

Pour le cabinet, « le rôle du responsable de la formation est en pleine mutation : il passe d’un profil de pédagogue à un profil plus polyvalent d’expert, de gestionnaire, de technicien de la gestion de la formation, gérant aussi bien le développement des compétences que le financement des formations, bien au-delà de la simple gestion administrative. D’où une montée en puissance de l’externalisation des tâches associées à cette fonction ». Selon les entreprises interrogées, les premières raisons poussant à recourir à des intervenants extérieurs sont les bénéfices escomptés avec l’amélioration de la gestion ou les gains de productivité ou de temps, le fait de pouvoir se dégager des tâches administratives importantes pour se concentrer sur d’autres missions, l’optimisation des ressources ou encore le manque de compétences en interne.

 

 

Quels processus externalisés ?

 

 

L’externalisation de la gestion de formation se fait, en 2007, essentiellement pour quelques processus comme « la recherche de financement externe, le déclenchement du paiement des prestations de formation, les déclarations fiscales telles que la déclaration 2483 relative au développement de la formation professionnelle continue ou l’organisation des dossiers de convention ». A l’avenir, d’ici 2009, d’autres processus devraient renforcer le recours à l’externalisation : la gestion des périodes de professionnalisation, les relances administratives, la veille juridique, les tableaux de bord relatifs à la gestion de la formation, l’accompagnement des salariés dans la constitution des dossiers, DIF, CIF ou VAE, la réalisation et la conception du Passeport formation, la mise à jour des données en paie ou les rapports de suivi.

 

 

Des prestataires peu nombreux et spécialisés

 

 

88% des entreprises sondées placent le niveau de service et la qualité associée parmi les critères de décision les amenant à faire appel à un prestataire extérieur ; 60% pour l’expertise des métiers afférents aux ressources humaines et 45% pour un accompagnement dans les futures évolutions. Au final, Markess International estime que « si les prestations d’externalisation de la paie sont fortement proposées par des prestataires RH relativement généralistes [...], l’externalisation de la gestion de la formation paraît être dans les mains de quelques acteurs de niche, spécialisés sur la gestion de la formation ».

 

 

[1] Enquête, effectuée au premier semestre 2007, auprès de 220 entreprises basées en France.

 

 

Source Centre inffo

 

 

 

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